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Réaction de la Maison Blanche contre la crise immobilière

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Source : Diagnostic Expertise ( 14/01/08, 12:00 )

USA : mesures anti-crise
Réaction de la Maison Blanche contre la crise immobilière

Face à la menace d'une récession économique et immobilière, les USA mettent en place des mesures anti-crises.

Les Etats-Unis n'ont jamais été aussi proche de la récession économique. Bon nombre d'économistes prédisent celle-ci pour un avenir relativement proche, s'appuyant pour cela sur des réalités aussi inquiétantes que la diminution des demandes pour un crédit immobilier, le taux de chômage américain en nette progression (passant de 4,4% en mars 2007 à 5% en décembre 2007) ou encore la baisse des prix de l'immobilier. Même le président américain, George W. Bush, après avoir prôné l'optimisme des semaines durant, semble considérer la récession comme un fait inéluctable en déclarant : « On ne peut plus tenir la croissance pour garantie ».

Seule la Banque Centrale Américaine (FED) tente d'écarter cette vision pessimiste de l'avenir en faisant porter le poids du mal-être économique ambiant sur la hausse des prix du pétrole et la baisse du marché des actions. Son président, Ben Bernanke, reste toutefois conscient que l'économie américaine risque de sombrer à tout moment : « si l'emploi se détériore, les risques sur les dépenses de consommation croîtront ».

Afin d'éviter une aggravation de la situation, après ses propositions pour un meilleur crédit immobilier, la FED prévoit désormais une diminution de ses taux directeurs. Quatrième baisse depuis le mois de septembre 2007, celle-ci pourrait voir les taux de référence du crédit immobilier reculer d'un quart de point.

Pour ne pas laisser la crise se développer, la Maison Blanche, quant à elle, préfère emprunter la piste de la baisse des impôts. George W. Bush devrait d'ailleurs présenter son plan de redressement durant son discours sur l'état de l'Union, le 28 janvier prochain.
Le secrétaire au Trésor, Henry Paulson, affirmait lundi que le « but le plus immédiat est de minimiser l'impact sur l'économie » tout en soutenant « l'importance cruciale de maintenir l'économie aussi forte que possible au fur et à mesure que (les Etats-Unis) absorberont la correction immobilière ».

Cette probable baisse des impôts comme solution de sortie de crise ne fait pas l'unanimité et l'administration Bush se voit une nouvelle fois vivement critiquée : Jared Bernstein de l'Economic Policy Institute estime que « un plan de relance, ce sont d'abord des mesures temporaires. Pérenniser les baisses d'impôts est complètement à côté de la plaque, c'est utiliser l'excuse de la récession pour faire avancer son programme. [...] Pour le moment, dépenser directement nous rapporterait sans doute plus que baisser les impôts ».

Au sein même des partisans d'un plan de relance la réaction est vive, bon nombre soulignant alors les principaux traits d'une mesure efficace : rapide, brève et axée sur les plus riches. Plutôt que de décréter une baisse générale des impôts, d'aucun prône un accroissement des allocations chômage. Chad Stone, du Center on budget and Policy Priorities, précise qu' « il serait prudent d'avoir prêt un programme d'extension des allocations, au cas où le marché du travail se détériore fortement ».

Via lemonde.fr, AFP

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Vos réactions

Crédit immobilier - Réaction de la Maison Blanche contre la crise immobilière

Par Mulder - 16/05/08, 11:37

En prenant des mesures contre la crise, n'aurait on pas tendance à surpayer la crise ?

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